2.6.5 - Conclusions

 

Il ressort nettement des travaux de synthèse de J.·M. ROYER que :

  • le Xerobromion devient exceptionnel au nord du Berry et de la Bourgogne. Il n'existe plusque ponctueilement à Fontainebleau, dans lavallée de la Seine et de la Meuse et, très appauvri, dans le sud-ouest de l'Angleterre.
     
  • le Seslerio-Mesobromenion a souvent été mal compris par les auteurs anciens. C'est une sous-alliance de nature submontagnarde et beaucoup de mésobromaies d'altitudes y ont été rapportées à tort. A l'opposé, certains phyto-sociologues ont eu tendance à rapporter au Seslerio-Mesobromion (voire au Seslerio-Xerobromion) tous les groupements de plaine ou la Seslerie est présente. Il importe de rappeler que la présence d'une seule espèce, même dominante, ne suffit pas à définir une unité de ce niveau syntaxonomique*. La présence de plusieurs espèces caractéristiques ou différentielles est nécessaire.
     
  • Bien que certaines associations végétales d'Angleterre (Cirsio-Brometum, par exemple)soient assez proches de divers groupementsdu nord-ouest de la France, les pelouses calcicoles des Iles britanniques et des pays scandinaves ne relèvent pas de l'alliance du Mesobromion mais d'une alliance vicariante*, le Gentianello·Avenulion, au cortège floristique appauvri, Il en résulte qu'il importera d'être très prudent et ne pas transposer aveuglément aux pelouses françaises les observations et expériences de gestion réalisées outre-Manche.
     
  • Dans le cadre de la restauration ou de l'entretien des pelouses, il conviendra de chercher à maintenir ou acquérir les espèces caractéristiques ou différentielles des groupements de pelouses typiques de sa région ou des régions plus méridionales, souvent plus riches en espèces remarquables.